Cannabis

Le cannabis est un terme utilisé pour désigner les produits dérivés du chanvre tels que le haschisch (shit) et la marijuana.
Il est utilisé à usages multiples : textiles, usages industriels ou récréatifs. Dans certains pays, le cannabis est utilisé comme complément à un traitement à visée thérapeutique (anti-nauséeux, stimule l’appétit…).
En France, le cannabis a été interdit au XXème siècle.

  • Le cannabis contient du tétrahydrocannabinol (THC). Cette substance influe sur le psychisme et le système nerveux central : en d’autres termes, les pensées et les émotions sont influencées par le cannabis. L’effet qu’il produit (agréable ou irritant) dépend d’un grand nombre de facteurs (voir effets possibles).
  • Lorsque vous fumez du cannabis, le THC est absorbé par le sang via les poumons, pour ensuite être transporté vers tous les organes, dont le cerveau.
  • Lorsque le THC atteint le cerveau, il influe  sur des zones qui  sont responsables de l’enregistrement de nouvelles informations reçues ainsi que de l’exécution automatique de mouvements spécifiques. C’est pourquoi la plupart ne peuvent se souvenir de nouvelles informations reçues sous l’influence du cannabis (d’où de potentielles difficultés scolaires), ont une perception perturbée du temps et peuvent à peine contrôler leurs mouvements.

Le cannabis est le produit illicite le plus consommée en France, surement parce qu’il est le plus accessible..

Les sensations que l’on éprouve après avoir consommé du cannabis, varient très fort d’une personne à l’autre. L’effet dépend de la quantité consommée, des expériences faites par la personne, des circonstances extérieures et également énormément des attentes de la personne. Il se pourrait dès lors qu’une personne ne ressente rien les premières fois qu’elle consomme, alors qu’une autre se sente mal ou ait une attaque de panique.

  • Le cannabis a un effet psychoactif. Cela signifie qu’il a une influence sur les émotions, la perception, les pensées et l’évaluation des risques. Les personnes se sentent généralement joyeuses et relax après avoir consommé du cannabis, il y a modifications des perceptions (vision odorat, audition comme par exemple le son de la musique est plus intense). La perception du temps et de l’environnement est différente. Certains deviennent irritants et d’autres encore peuvent paniquer ou avoir des hallucinations. Sous l’effet du cannabis, on ne peut se concentrer sur des situations extérieures ou se souvenir de nouvelles informations. Cette phase dure généralement une à deux heures puis s’estompe lentement. Après, les personnes se sentent généralement somnolentes et faibles (baisse de la vigilance).

Le cannabis peut avoir comme effets physiques :

  • Un gonflement des vaisseaux sanguins (yeux rouges) ;
  • Une augmentation de l’appétit (sensation de faim) ;
  • Une augmentation du rythme cardiaque (palpitations) et baisse de la température du corps ;
  • Des douleurs thoraciques en raison de la fréquence cardiaque qui a augmenté ;
  • Une diminution de la sécrétion salivaire (bouche et gorge sèches) ;
  • Parfois une sensation de nausée.
  • Une crise de paranoïa
  • Des impacts sur le système de reproduction, en particulier chez les adolescents : une irrégularité des menstruations et des baisses de fertilité chez les hommes et les femmes ;
  • Les mêmes dommages dans les poumons que la fumée de cigarette ;
  • Au cours de cette dernière décennie, les effets négatifs du cannabis sur les fonctions cérébrales ont été prouvés. Les personnes consommant régulièrement du cannabis connaissent de grandes difficultés au niveau des fonctions cognitives (mémoire à court terme, réactions ou faculté de solutionner un problème). Ces troubles cognitifs peuvent durer jusqu’à un an après l’arrêt de la prise de cannabis.
  • Le cannabis ne stimule pas l’esprit : sa consommation est étroitement liée à des échecs scolaires ainsi qu’à un niveau de revenu nettement inférieur à la moyenne dans le domaine professionnel.

Un des effets peut être le « bad trip » (intoxication aiguë et mauvaise expérience), alors il y a apparition de malaise physique (tremblements, vomissements, sueurs), confusion mentale, impression d’étouffement, des angoisses, un sentiment de persécution, et parfois des hallucinations. Le malaise peut aller jusqu’à la perte de connaissance. Ce bad trip intervient souvent quand le consommateur a beaucoup fumé (ou fumé des produits très concentrés en THC), a mélangé avec de l’alcool, est fatigué ou fragilisé psychologiquement au moment où il consomme. Dans ce cas-là (que ce soit vous ou un ami), il ne faut pas paniquer mais se mettre au calme, prendre le temps de respirer, ne pas trop parler, s’étendre. S’il y a perte de connaissance, mettre la personne en position latérale de sécurité et appeler les secours (15).

 

  • Etant donné que l’effet du cannabis peut varier énormément, il y a toujours un risque d’expérience négative liée à sa consommation. En cas de tristesse, d’anxiété ou de troubles mentaux en particulier, mieux vaut ne pas en consommer.
  • La consommation de cannabis peut induire une dépendance psychologique: la personne en a besoin pour se relaxer, s’amuser, être heureux, avoir des sensations fortes et se sentir bien. Etant souvent consommé avec du tabac, une dépendance physique peut survenir, la nicotine étant la substance la plus addictogène.
  • Des prises importantes de cannabis peuvent entraîner des troubles circulatoires (vertiges ou même évanouissement) et respiratoires (même si petite consommation) tels que bronchite, infections trachéales et pulmonaires. De plus, modifiant le rythme cardiaque, la consommation de cannabis peut être dangereuse pour les personnes souffrant d’hypertension ou de maladies cardiovasculaires.
  • Sous l’influence du cannabis, la personne est plus sensible aux accidents étant donné une mauvaise perception ou estimation des situations critiques et d’une modification de la perception visuelle, de la vigilance et des réflexes (qui persistent 24h après la consommation).
  • La mémoire et la concentration sont affectées par le THC. Une consommation quotidienne peut entraîner de gros problèmes scolaires, une réduction de contacts et une perte d’intérêt pour des activités précédemment appréciées. En effet, le consommateur est souvent davantage centrée sur ses processus internes, ses propres émotions, pensées et perceptions (forme de protection pour certains).

De récentes études montrent que la structure du cerveau peut être durablement altérée chez des adultes ayant eu une consommation importante de cannabis depuis un âge précoce.

  • Comme pour la cigarette, le cannabis détériore la condition physique et diminue les performances sportives.
  • La consommation de cannabis est illégaledans la plupart des pays et n’est pas tolérée par la société. Ainsi, être attrapé lorsqu’on consomme du cannabis peut causer des problèmes d’ordre juridique et social.
  • Le cannabis peut être livré en diverses doses : dans certaines régions, les produits sont beaucoup plus forts (ils contiennent davantage de THC). Les concentrations étant plus élevées, les problèmes et risques augmentent également : une proportion importante des jeunes admis en hôpital psychiatrique est traitée pour des problèmes liés au cannabis. Ceux qui en consomment pour être moins nerveux ou moins tendus, devraient être particulièrement prudents.

Les bébés prématurés et de faible poids de naissance ne sont pas rares quand la femme enceinte consomme du cannabis.

Chez certaines personnes prédisposées (vulnérables), le cannabis peut révéler ou aggraver les manifestations d’une schizophrénie.

 

Les jeunes et le cannabis

 L’âge de la première expérimentation se situe autour de 15 ans, que ce soit pour les garçons ou les filles. Attention, l’expérimentation n’est pas nécessairement suivie d’une consommation répétée ! En effet, un usage isolé « à essai » n’a pas à être dramatisé. En revanche les situations à risque doivent être identifiées, notamment dès qu’un usage répété s’ajoute à une baisse des résultats scolaires ou à une désocialisation. Il y a aujourd’hui 14% des jeunes qui présenteraient des signes de consommation problématique !

Voici les derniers chiffres sur la consommation de cannabis chez les jeunes :

Le Saviez-vous ?

Des traces de THC peuvent être détectées dans les urines, même des semaines après la consommation.

Etant donné que la fumée de cannabis (mélangé au tabac) est généralement inhalée plus profondément et conservée plus longtemps au niveau du poumon comparativement à la fumée de cigarettes, le mal causé par un joint est comparable à celui causé par 3 à 5 cigarettes (en ce qui concerne l’oxyde de carbone et le goudron).

Boire ou manger du cannabis a des effets plus prononcés, même si ceux-ci apparaissent avec un certain retard (d’une heure approximativement). La consommation orale engendre plus souvent des hallucinations.

Le cannabis fait partie de la liste des produits dopants interdits dans le cadre de compétitions ou de manifestations organisées par les fédérations (recherché dans les urines). Cela engendre des suspensions.

En 2015, 45% de jeunes de 17 ans en France ont déclaré avoir déjà expérimenté le cannabis.

Pour en savoir plus :

Bibliographie

  • Mission Interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives, Institut national de prévention et d’éducation pour la santé. Drogues et conduites addictives. Comprendre, savoir, aider. Inpes édition, décembre 2014 : 224 p.
  • Spilka, S. et al., « Les drogues à 17 ans : analyse de l’enquête ESCAPAD 2014». OFDT, Tendances n°100, Mai 2015 : 8 p.
  • http://www.ofdt.fr/publications/collections/rapports/ouvrages-collectifs/jeunes-et-addictions/

Ils en parlent

Actu

Le 6 février 2018, présentation par l’Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT) des premiers résultats de l’étude ESCAPAD (9ème édition), menée pendant la Journée Défense Citoyenneté (JDC) dans les Centres du service national. On observe un recul important de l’expérimentation du cannabis : 50,2% en 2002, puis 47,8% en 2014 et 39,1% en 2017. […]

Le 7 février 2018

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